Huiles essentielles, fleurs de Bach ou homéopathie pour la périménopause ?
C’est le soir, la maison est enfin silencieuse. Tu ouvres le placard de la salle de bain et tu retombes sur ce flacon qu’une amie t’a glissé la semaine dernière : « tiens, respire ça, moi ça m’a vraiment aidé». De la lavande ! Tu inspires. C’est agréable. Mais la vraie question tourne encore dans ta tête : qu’est-ce qui m’arrive, au juste ? Tu dors mal depuis des mois, tu t’agaces pour rien, ton cycle fait n’importe quoi, et tu ne sais même pas si tout ça est lié. C’est souvent ça, le début de la périménopause : on cherche du réconfort du côté des huiles essentielles bien avant de mettre un mot sur ce qu’on vit.
Voici la phrase la plus importante de cet article : tu peux être en périménopause sans le savoir. Ces changements diffus arrivent souvent des années avant qu’on parle de « ménopause », et beaucoup de femmes se tournent alors vers les approches naturelles les plus connues (les huiles essentielles en périménopause, les fleurs de Bach, l’homéopathie..) sans savoir ce qu’elles valent vraiment. Moi aussi je traverse cette période, alors j’ai épluché les études pour séparer ce qui tient debout du simple marketing. C’est ce que je te propose de démêler ici : ce que chacune peut t’apporter, pour quel ressenti, et où sont les limites.
ℹ️ Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Les huiles essentielles ne sont pas anodines, et « naturel » ne veut pas dire « sans risque ». Si tes symptômes pèsent sur ton quotidien, si tu prends un traitement, si tu as un antécédent hormono-sensible (cancer du sein, de l’ovaire, de l’endomètre) ou si tu es enceinte, parles-en à ton médecin ou à ton pharmacien avant de te lancer. Le mieux placé pour t’accompagner reste un professionnel qui te connaît.
⏱️ En 30 secondes :
- Ces approches servent à apaiser et accompagner un moment de transition, pas à traiter la périménopause ni à corriger tes hormones.
- Huiles essentielles : la lavande a les données les plus sérieuses (sommeil, détente, un peu les bouffées). Voie olfaction ou diffusion, précautions réelles.
- Fleurs de Bach : pas de preuve au-delà du placebo, mais un vrai rituel qui apaise, et ça, ce n’est pas rien.
- Homéopathie : efficacité jugée insuffisante par la Haute Autorité de Santé ; à voir comme un accompagnement doux, pas comme un soin en soi.

- Pourquoi tu ressens tout ça avant même d'entendre le mot « ménopause » ?
- Ce que les huiles essentielles et les fleurs de Bach peuvent faire (ou pas)
- Les huiles essentielles en périménopause : pour quoi, comment, avec quelles précautions ?
- Les fleurs de Bach aident-elles pendant la périménopause ?
- L'homéopathie est-elle utile en périménopause ?
- Comment choisir entre huiles essentielles, fleurs de Bach et homéopathie en périménopause ?
- Ce qu'on ne dit pas assez sur ces approches
- Questions fréquentes
- Conclusion
- À propos de l'auteur
Pourquoi tu ressens tout ça avant même d’entendre le mot « ménopause » ?
Parce que la périménopause commence des années avant l’arrêt des règles, parfois huit à dix ans avant. En clair : c’est la phase où tes hormones (les œstrogènes et la progestérone, qui rythment ton cycle) arrêtent de fonctionner régulièrement et se mettent à faire les montagnes russes.
Le problème, c’est que ces variations se déguisent : un sommeil qui se hache, des sueurs nocturnes, une humeur en dents de scie, des règles imprévisibles, une irritabilité nouvelle, ce brouillard quand tu cherches un mot simple. Prises une par une, ces manifestations ressemblent à « juste de la fatigue ». Mises bout à bout, elles dessinent souvent le début d’une transition hormonale, même si tu as encore tes règles.
Voilà pourquoi tant de femmes se tournent vers des solutions naturelles sans relier leurs symptômes à leurs hormones : elles ressentent avant de comprendre. Pour y voir plus clair, j’ai détaillé tout ça dans l’article Périménopause : tout comprendre pour mieux la traverser.
Ce que les huiles essentielles et les fleurs de Bach peuvent faire (ou pas)
La réalité, c’est que ces approches accompagnent mais elles ne traitent pas. Aucune huile essentielle, aucune fleur de Bach ne va « rééquilibrer tes hormones ». Ce qu’elles peuvent faire, c’est agir sur ton confort, t’aider à te détendre, à mieux t’endormir, à baisser d’un cran la tension d’une journée difficile. Mais c’est déjà beaucoup ! Ces outils peuvent t’apporter un peu de réconfort, alors ce serait dommage de s’en priver, mais n’espère pas non plus tout régler avec eux. Regardons quand même chaque approche honnêtement.
Les huiles essentielles en périménopause : pour quoi, comment, avec quelles précautions ?
En périménopause, la plupart des huiles essentielles agissent sur le sommeil, la détente et le stress, pas directement sur tes hormones. La sauge sclarée fait exception (elle imite l’action des œstrogènes), et c’est justement ce qui la rend délicate. La lavande vraie reste la plus étudiée, mais elle n’est pas la seule : selon le ressenti que tu cherches à apaiser, d’autres peuvent avoir leur place. Voici les principales, de la mieux documentée à la plus traditionnelle :
Huile essentielle d’après le ressenti en périménopause
| Ton ressenti | Huile essentielle | Ce qu’elle peut accompagner | Niveau de preuve | Prudence particulière |
|---|---|---|---|---|
| Sommeil difficile, tension du soir | Lavande vraie (Lavandula angustifolia) | Endormissement, détente, baisse de la tension nerveuse | Modeste mais réel (plusieurs essais) | Asthme, allergie à la lavande ; avis si traitement calmant |
| Anxiété, agitation émotionnelle | Néroli (fleur d’oranger amer) | Apaisement, réconfort ; une petite étude note une baisse de tension | Faible (une petite étude randomisée) | Peau sensible ; plutot un geste de bien-être |
| Surcharge mentale, besoin de recentrage | Géranium rosat (Pelargonium graveolens) | Effet « cocon », relâchement ponctuel | Faible / traditionnel | Peau très sensible (irritation), terrain allergique |
| Sensation de bouffée ponctuelle | Menthe poivrée (Mentha × piperita) | Sensation de fraîcheur immédiate, soulagement passager | Très limité (aucun effet durable prouvé) | Grossesse, allaitement, épilepsie, jeunes enfants ; jamais près du visage ; prudence si reflux |
| Fluctuations hormonales (usage grand public) | Sauge sclarée (Salvia sclarea) | Souvent citée pour la ménopause et les bouffées | Limité, et à cadrer (effet œstrogéno-mimétique) | Antécédent de cancer hormono-sensible, grossesse, allaitement : à proscrire. Avis médical obligatoire. À ne pas confondre avec la sauge officinale, neurotoxique |
Restons honnête sur la portée de ces résultats : ils reposent sur de petits groupes (une centaine de femmes au maximum), des durées et des dosages variables, et ne sont pas encore confirmés sur de grandes cohortes. Je ne peux pas te jurer que ça marchera pour toi, mais essaie, et n’hésite pas à me redire en commentaire si ça t’a aidée. De mon côté, j’ai toujours de la menthe poivrée pas loin (elle me sert pour la digestion, pour les nausées, pour les maux de tête, pour cette sensation de fraîcheur qui fait whaou, elle est puissante je mets une goutte sur le doigt puis sur la langue et🤯). Si tu es sensible ne teste pas..
Focus sur la Lavande Vraie d’après la science
Que dit la littérature, concrètement en particulier sur la Lavande vraie ? Côté inhalation, plusieurs petits essais notent une amélioration du sommeil et une baisse du stress. Côté préparation à avaler en revanche, la revue indépendante Prescrire reste prudente : elle voit la lavande comme une option acceptable pour une anxiété légère, mais considère son intérêt pour le sommeil comme une simple hypothèse. En clair, c’est un vrai geste d’apaisement, à ne pas confondre avec un somnifère. Prescrire relève aussi que la lavande aurait, in vitro, de faibles effets de type hormonal : une raison de plus de demander conseil à ton pharmacien en cas d’antécédent hormono-sensible.
🧠 Neuropsy pour les curieuses 🧐 Pourquoi la lavande peut apaiser ? Quand tu la respires, ses composés volatils (surtout le linalol) atteignent, via le nerf olfactif, les zones du cerveau qui gèrent les émotions, et sembleraient y favoriser la détente en activant ton système nerveux « parasympathique », celui qui met le corps en mode repos. Le mécanisme est encore à l’étude, mais il expliquerait pourquoi l’olfaction est la voie la plus fiable pour l’effet apaisant.
Quelle que soit l’huile, tu peux l’utiliser de trois façons différentes :
- L’olfaction : 1 à 2 gouttes sur un mouchoir ou entre tes poignets, et tu respires lentement quelques minutes. C’est la voie la plus simple et la plus sûre pour un effet « détente ».
- La diffusion : quelques gouttes dans un diffuseur, par sessions courtes (10 à 20 minutes), jamais en continu et jamais dans une pièce fermée où dorment de jeunes enfants ou des animaux.
- La voie cutanée diluée : toujours diluée dans une huile végétale (jamais pure sur la peau), pour un massage apaisant. Un test dans le pli du coude 24 h avant, pour vérifier que ta peau tolère.
Perso, j’aime bien la diffusion de la lavande, ça parfume agréablement la maison et l’olfaction : un mouchoir avec deux gouttes de lavande, posé près de l’oreiller les soirs de tension. Ça ne règle pas tout, mais ça m’aide à me détendre avant de dormir.
Précautions pour l’homéopathie en périménopause
⚠️ À noter avant de te lancer. « Naturel » ne veut pas dire « sans danger ». L’ANSES a alerté sur les risques d’irritation des yeux, du nez et des voies respiratoires liés à un mauvais usage des diffuseurs, avec une hausse des signalements aux centres antipoison. Certaines huiles sont carrément à éviter : celles riches en cétones comme la sauge officinale (à ne pas confondre avec la sauge sclarée) ou le romarin à camphre peuvent être neurotoxiques, et les huiles à phénols (origan, thym à thymol, cannelle) sont très irritantes. En cas de grossesse, d’allaitement, d’épilepsie, d’asthme ou d’antécédent hormono-sensible, demande l’avis d’un pharmacien formé en aromathérapie avant toute utilisation. Et si tu prends déjà un médicament (somnifère, calmant, antidépresseur), signale-le : certaines huiles à visée « détente » peuvent renforcer leur effet sédatif. Bref fais attention avec ça ⚠️
Et pour la phytothérapie, c’est-à-dire les plantes que tu avales en tisane ou en gélules, c’est une approche différente de l’aromathérapie (les huiles essentielles), avec ses propres règles, alors je l’aborde dans un article dédié : Plantes pour la périménopause : lesquelles aident vraiment.
Les fleurs de Bach aident-elles pendant la périménopause ?
Beaucoup de femmes se sentent réellement apaisées par les fleurs de Bach, et au quotidien, c’est ça qui compte. Côté science, soyons claires cependant : elles n’ont pas montré d’effet supérieur au placebo, et deux revues systématiques indépendantes (celle d’Edzard Ernst en 2010 et celle de Thaler en 2009) aboutissent à la même conclusion. Mais attention au contresens : « effet placebo » ne veut pas dire « effet imaginaire ». C’est ton cerveau qui déclenche un vrai relâchement, et le soulagement que tu ressens, lui, est bien réel.
En lisant les études, j’ai réalisé que c’est surtout le rituel qui apaise, pas les gouttes elles-mêmes. Faut-il pour autant les jeter ? Pas forcément, à condition de savoir ce que tu achètes. De nombreuses femmes recherchent les fleurs de Bach en périménopause pour l’hypersensibilité, les ruminations, l’irritabilité ou cette impression de surcharge mentale. Ce qu’elles y trouvent, c’est souvent la valeur du rituel : prendre trois secondes pour soi, poser une intention, faire une pause. Cette parenthèse peut réellement apaiser, mais l’effet vient du geste et de l’attention que tu te portes, pas d’un principe actif.
Exemples de Fleurs de Bach pour la périménopause
Dans le système des fleurs de Bach, on choisit d’ailleurs l’élixir par ressenti, pas par symptôme. Les plus cités pendant la périménopause sont les suivantes :
- Walnut : pour traverser les périodes de changement et de transition.
- White Chestnut : quand le mental tourne en boucle, surtout le soir.
- Impatiens : pour l’irritabilité, l’impatience, la tension nerveuse.
- Scleranthus : quand l’humeur passe du rire aux larmes sans prévenir.
- Mimulus : pour les petites peurs identifiables, quand tu te sens plus vulnérable.
- Rescue Remedy : en usage ponctuel, dans les moments de surcharge.
Aucune de ces fleurs n’agit sur tes hormones ni sur tes bouffées de chaleur : ce sont des repères émotionnels pour poser un rituel d’apaisement, avec des attentes réalistes.
Autrement dit : si un petit rituel aux fleurs de Bach te fait du bien, il n’y a pas de raison de t’en priver. C’est généralement bien toléré chez l’adulte (seule réserve, l’alcool présent dans certaines préparations), du moment que ça ne remplace pas un vrai suivi si des symptômes s’aggravent. Sois juste consciente que tu paies surtout pour un moment de calme, pas pour une molécule.
L’homéopathie est-elle utile en périménopause ?
En réalité les données disponibles ne montrent pas d’efficacité solide. Ainsi en 2019, la Haute Autorité de Santé a évalué environ 1 200 médicaments homéopathiques et analysé plus de 1 000 publications scientifiques, avant de conclure à une « efficacité insuffisante », décision qui a conduit à leur déremboursement. Ce constat n’est pas isolé : la grande revue indépendante australienne (NHMRC, 2015) a passé au crible 176 études et n’a trouvé aucun trouble pour lequel l’homéopathie ferait mieux qu’un placebo. La HAS soulignait aussi un risque : celui de retarder des soins nécessaires en s’en remettant à l’homéopathie.
Pourtant, la demande existe. Beaucoup de femmes s’y tournent en cherchant un soutien doux, sans effet secondaire, pour les bouffées ou l’irritabilité. Ce que tu peux raisonnablement en attendre, c’est un accompagnement placebo : réel dans le ressenti, mais sans action pharmacologique démontrée. Et là où il ne faut pas se tromper : si un symptôme devient fort ou inhabituel, c’est vers le médecin qu’il faut aller, pas vers le tube de granules.

Exemples d’homéopathie pour la périménopause
Dans la tradition homéopathique, quelques souches reviennent souvent dans les contenus consacrés à la ménopause : Sepia (fatigue émotionnelle, irritabilité, sensation d’être à plat), Ignatia (hypersensibilité émotionnelle, chagrin, boule dans la gorge), Lachesis (sensibilité à la chaleur), ou encore Sanguinaria et Glonoinum (quand la chaleur monte au visage). Mais soyons claires : ce sont des usages traditionnels, pas des traitements médicaux. Aucune donnée sérieuse ne montre qu’une de ces souches agira sur tes bouffées de chaleur, ton sommeil ou tes hormones mieux qu’un placebo. Et surtout si un symptôme devient marqué ou persistant, l’avis médical passe avant tout.
Et si tu passes en pharmacie, le réflexe le plus utile n’est pas de demander « un traitement pour la périménopause », car c’est trop vague. Décris plutôt ton symptôme dominant : « mes bouffées de chaleur », « mes sueurs nocturnes », « mon irritabilité ». Le pharmacien t’orientera alors vers la souche la plus habituelle pour ce profil. Ça t’évite de repartir avec un tube au hasard, en gardant en tête que ça reste une approche de confort. Côté sécurité, rassure-toi : aux dilutions habituelles, l’homéopathie n’a pas d’effet biologique, donc pas de risque de surdosage. Surveille juste le sucre des granules si tu es diabétique, et l’alcool de certaines formes buvables. Le risque est surtout de retarder un vrai soin.
Et si elle te rassure et t’aide à vivre cette période plus sereinement, tant mieux. Mais elle doit venir en plus d’un suivi, pas à la place.
Comment choisir entre huiles essentielles, fleurs de Bach et homéopathie en périménopause ?
Le meilleur repère n’est pas le produit, c’est ton besoin du moment. Voici une boussole comparative pour t’y retrouver d’un coup d’œil.
| Approche | Ce qu’on en attend | Pour quels ressentis | Niveau de preuve | Ce qu’on peut raisonnablement espérer |
|---|---|---|---|---|
| Huiles essentielles (lavande surtout) | Détente, meilleur sommeil | Nervosité, sommeil haché, tension du soir | Modeste mais réel (surtout lavande) | Un vrai coup de pouce détente, à condition de respecter les précautions |
| Fleurs de Bach | Apaisement émotionnel | Hypersensibilité, ruminations, surcharge mentale | Placebo, mais un rituel qui apaise vraiment | La valeur d’un rituel rassurant, à ne pas négliger |
| Homéopathie | Soutien doux, sans effet secondaire | Irritabilité, inconfort diffus | Jugée insuffisante (HAS 2019) | Un accompagnement doux, pas un soin en soi |
Et selon ta priorité du moment : pour le sommeil, l’olfaction de lavande vraie le soir est l’option la plus étayée ; pour l’irritabilité ou l’anxiété, un rituel court (respiration et olfaction, ou fleurs de Bach si le geste t’apaise) peut baisser la tension d’un cran. Et quand c’est le trop-plein qui déborde, rappelle-toi que l’essentiel n’est pas le flacon, c’est la pause que tu t’accordes autour.
Ce qu’on ne dit pas assez sur ces approches
Il y a une chose qu’on répète trop peu : certains signaux ne se règlent pas tout seuls, avec un flacon ou quelques granules. Des saignements très abondants ou inhabituels, une tristesse qui s’installe, des idées noires : là, aucune huile essentielle, aucune fleur de Bach n’est la réponse. C’est un médecin qu’il faut aller voir, sans attendre.
Quand consulter : les signaux à ne pas ignorer
La plupart des inconforts de la périménopause s’apaisent avec des ajustements de mode de vie. Mais certains signaux justifient un avis médical sans attendre :
- 🚩 Saignements très abondants, prolongés, ou entre les règles
- 🚩 Tristesse persistante, perte de plaisir durable, idées noires
- 🚩 Bouffées de chaleur ou insomnies qui perturbent vraiment ton quotidien
- 🚩 Palpitations, douleur, perte de poids inexpliquée
- 🚩 Symptômes qui s’aggravent malgré tout ce que tu essaies
Vers qui te tourner ? Ton médecin généraliste en première intention, une ou un gynécologue ou une sage-femme. En urgence, si les saignements sont très abondants : le 15.
Questions fréquentes
Il n’y a pas de test unique, mais un faisceau d’indices : cycle qui devient irrégulier, sommeil perturbé, humeur changeante, bouffées de chaleur, brouillard mental, souvent entre 40 et 55 ans. Si plusieurs de ces signes se cumulent, la piste hormonale est probable. Pour y voir clair, tu peux faire le bilan de tes symptômes en ligne en deux minutes, puis en parler à ton médecin.
La lavande vraie est la plus étudiée pour ce type d’inconfort, en olfaction : quelques études ont observé une baisse du nombre de bouffées, avec un effet modeste. Elle ne remplace pas les leviers de fond (respiration, alimentation, mode de vie) que je détaille dans l’article dédié aux bouffées de chaleur. Évite les huiles à cétones comme la sauge officinale, neurotoxiques.
Là encore, la lavande vraie : deux gouttes sur un mouchoir posé près de l’oreiller, et tu respires lentement quelques minutes avant de te coucher. Plusieurs petits essais notent un sommeil un peu amélioré et moins de tension nerveuse, avec un effet modeste. À voir comme un rituel qui aide à ralentir, pas comme un somnifère. Évite la diffusion prolongée dans une chambre fermée.
Elle demande une vraie prudence : comme elle imite l’action des œstrogènes, elle est à proscrire en cas d’antécédent de cancer hormono-sensible, de grossesse ou d’allaitement, et à n’utiliser que sur avis médical. À ne pas confondre avec la sauge officinale, elle, neurotoxique. Pour un usage détente sans te poser de questions, la lavande reste plus sûre.
En principe oui, ce sont des gestes de confort, mais la règle ne change pas : préviens ton médecin ou ton pharmacien de tout ce que tu prends. Certaines huiles essentielles peuvent interagir avec des médicaments, et un antécédent hormono-sensible impose une prudence particulière. Ces approches viennent en plus d’un suivi, jamais à la place.
Conclusion
Si tu ne devais retenir qu’une chose : ces approches douces peuvent t’aider à traverser la périménopause plus sereinement, à condition de leur demander ce qu’elles savent faire (un peu de confort, un moment de calme) et pas ce qu’elles ne feront jamais : corriger tes hormones ou remplacer un suivi medical. Le bon point de départ, c’est ton symptôme. Et si un petit geste te fait du bien le soir, ne t’en prive pas : te sentir mieux, c’est déjà une victoire.
📌 La boussole en 3 lignes :
- ✅ Ce qui a le plus de données : la lavande vraie en olfaction, pour le sommeil et la détente (effet réel mais modeste).
- 〰️ Ce qui vaut surtout comme rituel : fleurs de Bach et homéopathie : pas de preuve au-delà du placebo, mais un moment de calme si le geste t’apaise.
- ⚠️ Ce qui demande de la prudence : jamais d’huile essentielle pure sur la peau, ni de sauge officinale ou romarin à camphre (neurotoxiques) ; avis du pharmacien si tu prends un traitement ou as un antécédent hormono-sensible.
✨ Micro-réalignement de la semaine : choisis un seul ressenti à travailler, celui qui te pèse le plus en ce moment (sommeil, irritabilité, tension du soir). Associe-lui un geste doux et régulier : par exemple, chaque soir avant de te coucher, deux gouttes de lavande vraie sur un mouchoir, trois respirations lentes, lumière tamisée. Note ce ressenti sur 10 aujourd’hui. Le plus simple, c’est de passer par le bilan de tes symptômes en ligne, où tu peux faire l’auto-évaluation en 2 minutes et tu peux imprimer une fiche de suivi. Refais le point sur 10 chaque dimanche pendant 3 semaines. Ainsi tu construis ton vrai suivi personnalisé
🌿 Pour aller plus loin sans te perdre : si cette période t’épuise autant dans la tête que dans le corps, commence par te remettre au centre. Le Kit Reconquête : 7 jours pour te retrouver t’accompagne pas à pas.
ℹ️ Rappel important : les informations de cet article sont pédagogiques. Elles ne remplacent jamais un diagnostic ou un suivi personnalisé. Les huiles essentielles ont des effets réels, donc de vraies contre-indications : avant de te lancer, demande l’avis de ton médecin ou de ton pharmacien.
Sources & pour aller plus loin
- ANSES : Sprays et diffuseurs à base d’huiles essentielles : appel à la vigilance (rapport toxicovigilance) : risques respiratoires et irritatifs, hausse des signalements
- Haute Autorité de Santé : Médicaments homéopathiques : une efficacité insuffisante pour être proposés au remboursement (2019) : évaluation de ~1 200 médicaments
- NHMRC (Conseil australien de la recherche médicale) : Information Paper on Homeopathy (2015) : revue de 176 études, aucune preuve fiable d’efficacité au-delà du placebo
- Ernst E., « Bach flower remedies: a systematic review of randomised clinical trials », Swiss Med Wkly, 2010 (PubMed) : pas d’effet supérieur au placebo
- Thaler K. et al., « Bach Flower Remedies for psychological problems and pain: a systematic review », BMC Complement Altern Med, 2009 : même conclusion, revue indépendante
- Kazemzadeh R. et al., « Effect of lavender aromatherapy on menopause hot flushing: a crossover randomized clinical trial », 2016 (PubMed) : 100 femmes, réduction des bouffées à l’olfaction
- Salehi-Pourmehr H. et al., « Does aromatherapy with lavender affect physical and psychological symptoms of menopausal women? A systematic review and meta-analysis », Complementary Therapies in Clinical Practice, 2020 : bénéfice possible mais preuves limitées
- Choi S.Y. et al., « Effects of inhalation of essential oil of Citrus aurantium (néroli) on menopausal symptoms, stress, and estrogen in postmenopausal women », 2014 (PubMed) : 63 femmes, amélioration des symptômes et de la tension
- Le Quotidien du Pharmacien : « La lavande au secours de la qualité du sommeil » (relaie l’essai Karadag et al., 2015) : essai randomisé, lavande en inhalation, sommeil et stress améliorés
- Prescrire (via Psychomédia) : « Huile essentielle de lavande vraie contre l’anxiété et l’insomnie : quelle efficacité ? » (2022) : option pour l’anxiété légère, intérêt sur le sommeil encore hypothétique
- GEMVi : Groupe d’étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal : repères sur la périménopause
À propos de l’auteur
Je m’appelle Chris, je suis la fondatrice de Sources du Bonheur. Je ne suis pas médecin : j’écris en femme de la cinquantaine qui traverse elle-même la périménopause, et qui creuse chaque sujet avec des sources sérieuses (agences sanitaires, études) pour te faciliter l’info. Mon but : t’apporter du concret, sans culpabilité ni injonction. En savoir plus sur moi et la démarche du site.
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